L'hôpital anversois AZ Monica ne pourra pas encore tourner à plein régime dans les prochaines heures, après l'attaque informatique dont il a été victime mardi. Le département d'imagerie médicale notamment est toujours à l'arrêt, a indiqué l'hôpital jeudi.
L'activité sur le campus à Anvers a été relancée de façon restreinte. Une quarantaine d'opérations devraient pouvoir être menées. Le site de Deurne tourne, lui, à 50% de sa capacité.
"Nous voulons un retour à la normale dans les plus brefs délais, mais le service de radiologie doit alors être opérationnel", explique le directeur Geert Smits. "C'est très important pour les urgences. Nous avons le deuxième plus gros service d'urgences à Anvers et nous souhaitons éviter que les autres hôpitaux ne soient surchargés."
L'équipe informatique de l'hôpital, une dizaine de personnes, est actuellement épaulée par des gens de la Computer Crime Unit de la police. Des experts étrangers sont également consultés afin de relancer progressivement les activités après l'attaque.
La relance du réseau est prioritaire. Elle permettra de redémarrer différents systèmes comme les dossiers électroniques des patients et les dossiers de médication. Ceux-ci sont actuellement inaccessibles.
Quant au paiement d'une rançon, le directeur est très clair. "Les pirates ont laissé un message, mais nous n'y avons pas donné suite. Il n'y a aucun indice de fuite de données."
L'AZ Monica a été victime d'une cyberattaque mardi, entraînant une grave perturbation des systèmes informatiques de l'hôpital. Quatre autres hôpitaux travaillant avec le même fournisseur informatique ont été touchés par cette cyberattaque.







