Tout juste un an après l'annonce de ses droits de douane globaux, le président américain Donald Trump a signé jeudi des décrets imposant de nouveaux droits de douane sur un certain nombre de médicaments importés.
La surtaxe sur les produits pharmaceutiques vise à accélérer la réimplantation d'usines aux États-Unis et pourrait atteindre jusqu'à 100%, mais 15% pour les pays ou territoires, comme l'Union européenne, le Japon ou la Corée du Sud, qui disposent d'un accord commercial avec Washington.
Concrètement, les entreprises qui appliqueraient les prix de "la nation la plus favorisée" à leurs médicaments vendus aux États-Unis et s'engageraient à y installer des usines seront tout simplement exemptées de droits de douane.
"Notre volonté est que la majeure partie des produits pharmaceutique sous licence soient fabriqués aux États-Unis", a assuré auprès de la presse un responsable américain. Les entreprises qui s'engageront à installer des usines aux États-Unis ne seront concernées que par des taux de 20% sur leurs médicaments d'ici à la fin du mandat de Donald Trump, le temps que leurs lignes de production dans le pays soient construites.
Dans la foulée, le représentant de la Maison Blanche au Commerce (USTR), Jamieson Greer, a annoncé la signature d'un accord commercial avec le Royaume-Uni, prévoyant une hausse du prix des médicaments sur l'île en échange d'une absence de droits de douane sur ceux exportés du Royaume-Uni.
Les droits de douane sur les produits pharmaceutiques deviendront réalité d'ici 120 à 180 jours, selon la taille de l'entreprise, a précisé la Maison Blanche.
Il y a tout juste un an, à l'occasion de ce qu'il a présenté comme "le jour de la libération", le président américain annonçait une série de droits de douane appliqués à l'ensemble des produits entrant aux États-Unis, avec la volonté affichée de rééquilibrer la balance commerciale de la première économie mondiale.
Dans le même temps, il a mis en place des surtaxes visant plusieurs secteurs industriels particuliers, tels que l'acier et l'aluminium, l'automobile ou le cuivre, considérés par la Maison Blanche comme étant d'importance stratégique. La Cour suprême a depuis considéré qu'une bonne part de ces surtaxes étaient anticonstitutionnelles, les annulant de fait, même si le gouvernement a aussitôt annoncé l'introduction de nouveaux droits de douane, de 10% cette fois, jusque fin juillet. La décision n'a cependant pas visé les droits de douane sectoriels, toujours actifs.
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