L’intégration d’un support pharmaceutique directement dans le dossier patient informatisé du CHU Brugmann marque une nouvelle étape dans l’exploitation des données cliniques à des fins de validation thérapeutique. Cette collaboration avec ZORGI et PharmIA vise à améliorer la pertinence des analyses tout en réduisant la charge opérationnelle pour les pharmaciens hospitaliers.
Concrètement, le dispositif repose sur un flux structuré reliant le DPI ZORGI CARE, le système de laboratoire (GLIMS) et la plateforme PharmIA. Les données déjà disponibles – prescriptions, biologie clinique, paramètres vitaux, antécédents et allergies – sont transmises automatiquement et de manière sécurisée, permettant une analyse directement contextualisée.
« Les informations cliniques essentielles issues du dossier patient sont mises à disposition de la plateforme PharmIA, complétées par les résultats biologiques, afin de permettre une analyse pharmaceutique contextualisée », expliquent les partenaires du projet.
L’objectif est de répondre à une problématique bien identifiée sur le terrain, à savoir l’exploitation efficace de données déjà disponibles. « La vraie question est de savoir comment mettre ces données au service d’une validation pharmaceutique plus rapide, plus ciblée et plus pertinente », souligne l'institution.
Dans la pratique, cette intégration modifie le workflow des pharmaciens hospitaliers en limitant les recherches manuelles et les changements d’interface. « L’analyse est directement contextualisée, ce qui permet de se concentrer sur les décisions cliniques, pas sur la recherche d’informations », est-il précisé.
Le dispositif vise également à réduire le phénomène d’« over-alerting » en ciblant davantage les situations à risque. « Moins de recherches manuelles, moins de changements d’interface et une continuité fluide entre prescription et validation permettent de se concentrer sur les situations à forte valeur clinique », indiquent les promoteurs.
Au-delà des gains opérationnels, le projet entend renforcer la sécurité du circuit du médicament sans modifier l’environnement de travail des équipes. « Une intégration bien pensée peut renforcer la sécurité du circuit du médicament, optimiser le temps pharmaceutique et améliorer la pratique clinique, sans perturber le terrain », résument-ils.
L’initiative s’inscrit dans les projets « Data Innovation » soutenus par le SPF Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement. Elle illustre une approche d’intégration progressive d’outils complémentaires au sein du DPI, avec l’ambition de mieux valoriser les données existantes au service de la décision clinique.







