GIBBIS se félicite de la publication du cadre légal permettant le déploiement des équipes de soins structurées dans les établissements de santé. La fédération bruxelloise estime que cette réforme doit permettre de mieux répondre aux besoins des patients, de renforcer la collaboration entre les professionnels de santé et d'apporter une réponse à la pénurie de personnel infirmier, indique-t-elle lundi dans un communiqué.
L'arrêté royal du 15 juillet 2026 fixe la liste des prestations techniques infirmières pouvant être déléguées dans le cadre d'une équipe de soins structurée, leurs modalités d'exécution ainsi que les conditions de formation.
Le dispositif permet aux infirmiers coordinateurs, dans un cadre clairement défini et sécurisé, de déléguer certaines prestations techniques infirmières à d'autres professionnels de santé ainsi qu'aux assistants en soins infirmiers (AESI), pour autant qu'ils disposent des compétences et de la formation requises.
Pour GIBBIS, cette nouvelle organisation doit garantir que "chaque patient reçoive les soins appropriés, par le bon professionnel, au bon moment". La fédération estime qu'elle favorisera une meilleure utilisation des compétences de l'ensemble des professionnels de santé, renforcera la collaboration interdisciplinaire et contribuera à une organisation plus efficiente des soins. Elle permettra également de "cadrer clairement les responsabilités de chacun tout en garantissant la qualité, la continuité et la sécurité des soins".
Selon GIBBIS, cette réforme intervient dans un contexte marqué par la pénurie de personnel infirmier, l'augmentation de la charge de travail et des besoins en soins croissants de la population. Les équipes de soins structurées représentent dès lors "une réponse concrète et pragmatique". Elles permettront de mieux mobiliser les compétences disponibles au sein des équipes et de rendre les métiers des soins plus attractifs. La fédération rappelle défendre cette approche depuis plusieurs années dans son plan d'attractivité.
Les établissements membres de GIBBIS mettent également en avant le caractère opérationnel du dispositif. Selon la fédération, la délégation des actes est désormais encadrée "de manière claire, efficace et sécurisée", ce qui permettra aux professionnels de consacrer davantage de temps à leur mission première: la prise en charge des patients.
"Si la délégation fait déjà partie du quotidien des professionnels de santé, ce nouveau cadre légal favorisera son développement et son utilisation plus large", souligne Mathieu De Ryckere , directeur du département infirmier du CHU Saint-Pierre. "Cette évolution nécessitera un accompagnement dans la durée, fondé notamment sur la formation, le soutien aux équipes et le suivi de sa mise en œuvre. Il sera essentiel de permettre aux professionnels de s'approprier ces nouvelles dispositions tout en maintenant les plus hauts standards de qualité et de sécurité."
Pour le CHU Saint-Pierre, les équipes de soins structurées offrent "l'opportunité de faire évoluer durablement l'organisation des soins et de mieux valoriser les compétences de l'ensemble des soignants au bénéfice des patients et de leurs proches". En consolidant le rôle de l'infirmier responsable des soins généraux (IRSG) et en renforçant la contribution de chaque professionnel au sein de l'équipe, cette réforme encourage "une organisation plus collaborative au bénéfice du patient". Elle constitue ainsi "une réponse pertinente aux défis actuels de nos institutions, tout en préservant comme priorités la qualité, la continuité et la sécurité des soins."
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