Une réunion entre les directions hospitalières et le ministre wallon de la Santé, Yves Coppieters, doit permettre ce lundi de préciser la position de la Wallonie sur la future organisation du paysage hospitalier. Plusieurs échéances se dessinent, du choix que devront poser les établissements d’ici 2027 à la mise en œuvre de la deuxième phase de la réforme en 2037.
En effet, après cette réunion de ce lundi 14 septembre, une présentation de la situation est prévue, a priori, entre le 17 et le 24 septembre par le ministre de la Santé aux autres membres du gouvernement wallon. Lors de cette présentation, une ligne directrice wallonne devra être dégagée (en tenant compte inévitablement de certaines sensibilités ou de certains enjeux locaux).
Au cours des dernières semaines, des tensions sont en effet apparues. Quelques sorties médiatiques ont rappelé que la situation des hôpitaux de la province de Luxembourg, de la Botte du Hainaut et d’autres parties du Hainaut, mais aussi de la province de Liège et de la Communauté germanophone, pourrait compliquer les discussions.
Attention aux tensions énergétiques
En effet, certains ministres de l’actuel gouvernement entendent bien rappeler les enjeux en matière d’emplois locaux. D’aucuns se verraient même bien lier ce dossier sur les hôpitaux à celui de l’approvisionnement énergétique de la Wallonie, qui est à l’arrêt depuis des années… tout aussi complexe.
À la suite de ces discussions, le dossier passera en CIM Santé vers le 30 septembre, où les lignes directrices de la Wallonie seront exposées, comme celles des autres Régions.
Le choix des hôpitaux
À l’issue de ce premier round, il est prévu qu’entre la fin de l’année 2026 et le premier trimestre 2027, chaque site hospitalier se positionne clairement (s’il ne l’a pas déjà fait). Il devra exposer son choix entre le renforcement HGR, une fusion ou encore une reconversion en HSI, en ChJ… Des décisions importantes qui feront l’objet d’un arbitrage, aussi en interne, avec les syndicats et les médecins.
Le 1er janvier 2028 marquera la fin de ce processus et des décisions seront prises par les entités fédérées.
Par la suite, en 2031, une évaluation de la phase 1 sera menée ; elle concernera notamment le flux de patients, la qualité des prestations, les réponses aux urgences… En 2032, les entités fédérées se pencheront sur l’adaptation des critères pour la phase 2, sur la base de l’évaluation qui aura été menée.
La date de janvier 2037 marquera la fin du processus et la mise en œuvre effective de la phase 2 par l’ensemble des hôpitaux.
Mais en dix ans, tellement d’éléments peuvent être revus…
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