À partir du 1er juillet les flexi-jobs seront autorisés dans l’ensemble des secteurs privés et publics. Auparavant, ils étaient limités à un certain nombre de branches d’activité, comme l’Horeca et le commerce, par exemple. À partir de cette date, les travailleurs du domaine des soins de santé pourront désormais « flexi-jobber », à condition de disposer des qualifications requises.
Pour la cheffe de groupe du PS au Parlement wallon, Christie Morreale, également diplômée en management innovant avec une spécialisation dans les réseaux de soins, ce changement est très inquiétant. « Cette décision va amener sur le terrain, dans les institutions hospitalières, une déstructuration du secteur avec l'intérim et les flexi-jobs. »
Garder la qualité et l’expertise
L’ancienne ministre wallonne de la Santé va plus loin : « Ce choix de société va augmenter le risque d’accidents dans les lieux de soins. Au niveau de la gestion des équipes, cela va diminuer la complémentarité des équipes. Je rappelle que, dans ce secteur, il faut des pratiques professionnelles éprouvées pour pouvoir prendre en charge le patient dans les meilleures conditions de qualité et d’expertise. On ne peut pas passer du service de cardiologie au service de gériatrie du jour au lendemain. »
Pour elle, il convient d’avoir un sursaut avant que la catastrophe n’arrive : « Il faut immuniser ce secteur pour empêcher que les erreurs médicales augmentent. Ce n'est bon ni pour le patient, ni pour les médecins, ni pour les professionnels des équipes. »
Qui va financer la sécurité sociale ?
De manière plus globale, elle ajoute que cette mesure, à tous les niveaux des soins de santé, va produire une fragmentation du marché du travail et un affaiblissement de la stabilité de l’emploi.
Elle ne cache pas son inquiétude à long terme pour le financement de la sécurité sociale, un élément essentiel pour le secteur des soins de santé : « Une telle création d’emplois, une telle flexibilité va-t-elle contribuer au financement de la sécurité sociale, amener des recettes, faire vivre l’économie intérieure et financer tout notre système d’État social actif ? On n’aura plus la capacité de répondre au prix des médicaments, aux soins de santé des gens et à la prise en charge de nos pensions, notamment. »
Un ou plusieurs employeurs ?
Enfin, elle attire l’attention sur certaines dérives potentielles dans certains hôpitaux ou maisons de repos : « Si une personne travaille à quatre cinquièmes temps sur un site, va-t-elle pouvoir, pour le même employeur, travailler sur un autre site en flexi-job ? Cela va être la catastrophe. Sincèrement, il faut stopper le dispositif. D’autant que, à moyen et long terme, c’est la sécurité sociale que l’on vide. »
Plusieurs hôpitaux et maisons de repos ont déjà montré un grand intérêt pour cette mesure afin de répondre à certaines pénuries.








Derniers commentaires
Bernard Van Lierde
25 juin 2026Pire qu un clown qui prend encire distance avec ce qu il dit . Ici on a une incompetente PS comme par hasard totale qui s inquiete de SA pension et se fiche eperdument du reste.
Et ca est cheffe de groupe PS . Allez Morreale vous etes une inutile notoire comme pas mal de mandataires feminins malheureusement et direction coucouche panier.
J ai.une idee pour financer la secu sociale : vos emoluements , ils viendront parfaitement a point. Pour cela demissionnez et ne vous faites pas remplacer ( ca ne pourrait pas etre pire de tte façon), on fera des economies certaines.
Du fric il y en a il.suffit de le trouver et c est pas très compliqué..Une grande purge dans le politique inutile et le tour est joué.
Quelle image miserable de la politique avec cette Morreale .
Freddy GORET
25 juin 2026Un vrai ???? cette ministre
On a même l impression qu elle croit à ce qu’elle dit
Un vrai clown ????
Robin GUEBEN
25 juin 2026Dixit l'ex-ministre de la santé qui voulait appliquer le "Proxisanté" 10 types de soignant au même niveau de pouvoir (aide-soignant=médecin) administré par un ex-politicien placé sans compétence dans le Soin.
Dixit l'ex-ministre de la santé qui en 2023 confondait fonds souverain, assurance et dette, félicitations pour son diplôme théorique auquel probablement ma petite mise en honte sur Twitter-X l'a un peu forcée à renforcer ses compétences en santé publique mais visiblement la pratique de terrain n'a pas encore montré ses preuves...
Les politiciens ont supprimé tous les diplômes passerelles, comment fait-on maintenant pour éviter que 2 urgentistes aient à gérer 120 patients en 12h ? Former des urgentistes "en pratiques éprouvées" j'entends bien madame Morreale mais ça, ça demande 6 ans de cursus de base + 6 ans de cursus de spécialisation. On n'a pas le temps. Il faut rétablir un brassage des compétences dans les marges des professionnels de santé en "pratiques éprouvées" (les généralistes font des vasectomies en Australie par exemple, les infis font des consults de gynécologie eutociques aux USA par exemple, ...) (allez-y, faites de l'opposition politique constructive pour déconstruire la médecine de statuts pour rentrer dans une médecine de compétences VIA LA LÉGISLATION) et oui il faut établir des métiers subordonnés moins compétents aux professionnels de santé en "pratiques éprouvées" pour suppléer le besoin en ressources humaines de manière immédiate, c'est-à-dire les flexi-jobs étendus vers la Santé.