Laurent Lefebvre, nouveau recteur de l'UMons: "Nous sommes dans une dynamique positive"

Laurent Lefebvre (48 ans), Mouscronnois d'origine, a connu tous les étages de l'université de Mons, où il a effectué son cursus universitaire. Assistant, professeur, chef de service puis vice-recteur à l'enseignement de la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation depuis 2022 après en avoir été le doyen depuis 2014, il prendra ses fonctions de recteur le 1er octobre, succédant à Philippe Dubois.

"Le mandat de recteur à l'UMons est de quatre ans, et renouvelable une fois", explique Laurent Lefebvre. "Mon prédécesseur a fait huit années. Je ne partais pas du tout dans l'idée de devenir recteur. Les échanges avec mes collègues m'ont amené à me questionner et à me dire 'pourquoi pas?'. Je suis quelqu'un de très investi dans son institution, qui a soutenu ma candidature."
Implantée à Mons et Charleroi, l'UMons comptera en 2026-2027 quelque 12.500 étudiants et près de 2.500 membres du personnel. "C'est un beau paquebot. C'est une grosse institution, même si nous restons de taille moyenne à l'échelle des universités belges. C'est une belle institution pour Mons et sa région, comme employeur et pour la jeunesse car 12.000 étudiants, ça n'est pas rien, surtout qu'une bonne partie d'entre eux viennent de la région." 
"Notre bassin de recrutement est le Hainaut", poursuit Laurent Lefebvre. "Nous sommes donc l'université du Hainaut, mais nous avons une envergure internationale. Notre dynamique internationale est croissante: nous avons ainsi mutualisé nos forces avec l'université de Liège et l'ULB pour créer 'Ucoopia', une ONG visant la coopération au développement. Nous sommes aussi dans l'université européenne 'Eunice'. Je pense qu'en étant forts dans notre microcosme, nous avons toute la légitimité nécessaire pour être un partenaire attractif à l'international. Et cette envergure internationale se retrouve aussi dans la recherche. Nous sommes très présents dans les classements internationaux. Nous sommes presque hebdomadairement sollicités par des universités étrangères pour établir des partenariats, ce qui prouve que nous avons pu montrer les champs de force sur lesquels nous sommes devenus leaders, notamment en chimie, dans le domaine de la santé."
Le nouveau venu pourra s'appuyer sur une équipe composée de quatre vice-recteurs et d'une première vice-rectrice. "C'est une équipe soudée et je sais que je peux travailler de manière constructive au niveau du personnel avec notre administrateur Philippe Mettens. Notre administration tourne bien. Nous sommes dans une dynamique positive", ajoute le futur recteur. 
L'équipe entend inscrire son action dans une logique de consolidation, afin de conforter les acquis de la forte croissance qu'a connue l'UMons au cours de la dernière décennie, et de garantir son développement.
"L'expansion de l'UMons a été énorme ces dernières années", explique M. Lefebvre. "Cette expansion était inévitable. Nous sommes passés de 6.000 à plus de 12.000 étudiants en dix ans. Nous avons donc eu besoin d'acquérir, de construire de nouveaux locaux pour répondre à la demande et pour pouvoir accueillir les étudiants dans les meilleures conditions possibles. Quand nous aurons terminé les travaux en cours, nous disposerons de locaux qui sont adaptés à la population d'aujourd'hui. Mais l'objectif n'est pas de dire que l'UMons, ça sera 15.000 étudiants demain et 30.000 après-demain. L'objectif est la consolidation de la situation actuelle, après la gestion de la phase de croissance énorme que nous avons connue."
Un des gros chantiers en cours à l'UMons est celui de la création du "Campus Sud", sur le site du Joncquois, qui doit être mis en service en 2027-2028 et qui pourra accueillir 3.340 étudiants. "Je ne souhaite pas relancer de nouvelles constructions avant d'être sûr que les bâtiments d'aujourd'hui sont utilisés de la manière la plus adéquate. Je ne crois pas que notre croissance sera linéaire ad vitam aeternam. Je pense que nous pouvons atteindre le cap des 15.000 étudiants à terme, ce qui restera gérable, ce qui sera un plafond, sauf si nous ouvrons de nouvelles facultés, ce qui n'est pas envisagé aujourd'hui."

Lire aussi: L’UMONS accueillera 227 nouveaux étudiants en médecine à la rentrée

Vous souhaitez commenter cet article ?

L'accès à la totalité des fonctionnalités est réservé aux professionnels de la santé.

Si vous êtes un professionnel de la santé vous devez vous connecter ou vous inscrire gratuitement sur notre site pour accéder à la totalité de notre contenu.
Si vous êtes journaliste ou si vous souhaitez nous informer écrivez-nous à redaction@rmnet.be.