Le CHRSM prépare une refonte progressive de ses deux sites

Le Conseil d’administration du CHRSM a adopté, le 20 avril, une vision de transformation et de complémentarité entre ses sites Sambre et Meuse, appelée à structurer les concertations en cours avec les partenaires sociaux et les Conseils médicaux. Cette réorganisation progressive, présentée mardi dans un communiqué, s’inscrit sur trois ans et prévoit notamment une évolution du site Sambre vers des activités davantage ambulatoires ainsi qu’une première mise en œuvre en pédiatrie dès la fin de l’été 2026.

Le Conseil d’administration a validé lundi un cadre de transformation appelé à servir de base aux concertations en cours avec les partenaires sociaux et les Conseils médicaux. L’institution indique vouloir renforcer son offre de soins et mieux répondre aux besoins des patients sur le territoire.

Une attention particulière est portée au site Sambre, où le CHRSM prévoit de développer un modèle davantage centré sur les prises en charge ambulatoires, la santé mentale et la revalidation. L’hôpital de jour et les consultations spécialisées doivent y occuper une place centrale. Les espaces de consultation doivent par ailleurs passer de 2.000 à 3.000 m². Le site continuera aussi de s’appuyer sur un plateau technique incluant l’imagerie et les activités de laboratoire.

« Cette décision s’inscrit dans une réflexion structurelle engagée de longue date, intégrant les évolutions des pratiques médicales, les tensions en ressources humaines et les transformations démographiques, avec un objectif constant : améliorer la qualité et la lisibilité des parcours de soins », souligne le Dr Edouard Hosten, directeur médical.

Selon le CHRSM, les unités d’hospitalisation de Sambre doivent, à l’horizon 2030, évoluer vers des unités d’hospitalisation de jour, de revalidation et de santé mentale. L’articulation avec le site Meuse est présentée comme un élément central pour garantir une prise en charge complète, coordonnée et sécurisée.

La direction met également en avant une organisation plus transversale entre les deux implantations. « Cette transformation s’accompagnera d’une transversalité renforcée des équipes et des compétences. Elle permettra des parcours plus cohérents et une mobilisation rapide des expertises », explique Claude Melen, directrice générale. Une attention particulière sera portée à l’organisation des transports et à la continuité des parcours entre les sites.

Le CHRSM précise que la communauté médicale est associée à la structuration du projet. Il rappelle aussi qu’un accord est intervenu en mars en faveur de la mise en place d’un Conseil médical unique lors des prochaines élections médicales de fin septembre. Un calendrier de concertation sociale a également été établi.

« Le secteur traverse une période de forte tension : le personnel soignant est confronté à une pénurie persistante, qui accentue la pression vécue au quotidien. Dans ce contexte, il est essentiel d’anticiper les impacts organisationnels afin de permettre à cette transformation de se déployer dans des conditions favorables, en renforçant durablement les conditions de travail », souligne encore Claude Melen.

La première étape concrète concernera la pédiatrie. À partir de la fin de l’été 2026, l’organisation doit évoluer vers un modèle ambulatoire, avec transformation de l’unité classique en unité d’hospitalisation de jour et augmentation de l’offre de consultations pédiatriques spécialisées. Les hospitalisations nécessitant une prise en charge continue seront assurées sur le site Meuse, au sein du pôle femme-mère-enfant.

Le CHRSM indique aussi qu’une adaptation du modèle de prise en charge des soins urgents est à l’étude sur le site Sambre. Différentes options doivent être analysées afin de maintenir une capacité d’évaluation et de prise en charge des urgences non vitales, associée à un accès à un plateau technique.

Les travaux de modernisation des unités de revalidation ont déjà débuté sur le site Sambre. D’ici la fin de l’année, un chantier d’agrandissement et de rénovation des espaces de consultation doit également être lancé.

« Même si cette annonce peut susciter des questions ou des craintes, elle vise à assurer l’avenir du site Sambre, en complémentarité avec le site Meuse, dans un environnement modernisé, garantissant la qualité des soins et le maintien du volume de l’emploi dans la durée, au service des patients et d’une offre de soins plus qualitative, plus étendue et plus sécurisée », conclut Claude Melen.

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