L’Association belge des syndicats médicaux (ABSyM/BVAS) se réjouit des ajustements apportés par le gouvernement De Wever à l’avant-projet de loi-cadre sur les soins de santé, présentés lundi dans le cadre de l’accord de l’été. Selon le syndicat médical, ces avancées sont le résultat direct de la grève nationale du 7 juillet dernier et des négociations menées avec les partis de la coalition.
« Grâce aux différentes actions menées par l’ABSyM, le ministre a été contraint de revoir sa copie en de nombreux points », souligne l’organisation dans un communiqué. Le syndicat cite notamment la réintroduction du conventionnement partiel, permettant aux médecins d’être conventionnés à certains moments et de ne pas l’être à d’autres. La concertation au sein de plusieurs commissions est également « restaurée », et la suspension du numéro INAMI ne sera désormais envisagée que pour les « véritables fraudeurs ».
Par ailleurs, les plafonnements envisagés pour les suppléments d’honoraires – initialement fixés à 125 % à l’hôpital et 25 % en ambulatoire – ont été retirés du texte.
Le Dr Patrick Emonts, président de l’ABSyM, estime que « le gouvernement implique désormais les acteurs de terrain dans les décisions concernant les soins de santé », tout en affirmant que l’organisation « restera vigilante à ce que le mot concertation prenne tout son sens et à ce que les médecins puissent continuer à exercer une médecine de qualité, tant à l’hôpital qu’en extrahospitalier ».
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