Le samedi 7 février, la nouvelle Fédération des médecins spécialistes (ancien GBS) élira son nouveau secrétaire général. À côté du secrétaire général sortant, le Dr Donald Claeys, le chirurgien plasticien Ben De Brucker a également déposé sa candidature. Celle-ci s’inscrit dans un contexte de demande croissante, au sein de la FMS, pour davantage de cohérence, de visibilité et de capacité d’action.
Pour le Dr Ben De Brucker, la fragmentation constitue aujourd’hui l’un des principaux écueils du paysage des médecins spécialistes. « Il est important qu’il y ait de l’unité parmi les spécialistes. Je constate qu’il y a trop de divisions », explique-t-il. Cette dispersion s’est, selon lui, révélée lors de la grève des médecins et dans de nombreuses discussions au sein de la concertation médico-mutualiste. « Lorsqu’on observe les associations professionnelles, on voit une grande diversité, mais sur le fond, elles partagent souvent le même point de vue. Celui-ci n’est toutefois pas centralisé. »
S’il est élu secrétaire général de la FMS, l’ancien GBS, il entend précisément renforcer ce rôle de point de contact central. « Mon objectif est de cadrer les problèmes auxquels les spécialistes sont confrontés et d’aboutir à des compromis dans lesquels tant les médecins que les autres partenaires autour de la table puissent se reconnaître. » À cette condition, estime-t-il, la FMS pourra à nouveau s’exprimer d’une seule voix claire dans le dialogue avec les autorités et les autres acteurs du secteur.
Un pont entre les régions
L’un des atouts majeurs de Ben De Brucker réside dans l’étendue de son parcours professionnel. Il combine une activité intramuros et extramuros et exerce de part et d’autre de la frontière linguistique. « Lorsqu’on veut représenter plus de 8 000 spécialistes, il est essentiel de connaître les sensibilités, tant en milieu intra- qu’extramuros et dans les deux groupes linguistiques », souligne-t-il.
Son itinéraire personnel reflète cette diversité. « Je suis chef de service en chirurgie plastique au CHU Tivoli à La Louvière, un hôpital conventionné, maître de stage du côté wallon, consultant à l’UZ Brussel, un centre universitaire, et j’ai également un cabinet privé à Meise où je travaille en étant déconventionné. Cela couvre la Wallonie, Bruxelles et la Flandre. » Selon lui, cette combinaison est indispensable pour traduire fidèlement, au sein de la FMS, la réalité complexe vécue par les médecins spécialistes.
Des dossiers à fort impact
Le candidat au poste de secrétaire général attire l’attention sur plusieurs dossiers majeurs. « Le financement hospitalier continuera à susciter de nombreux débats. Il y a aussi les soins ambulatoires, où le ministre impose de nombreuses restrictions. Cela sera douloureux, avant tout pour les patients. »
Il met en garde contre le risque d’une médecine à deux vitesses. « Ce n’est peut-être pas l’intention du ministre, mais la réduction de la médecine ambulatoire risque d’aboutir à ce résultat : les patients qui en ont les moyens seront pris en charge plus rapidement. » Pour Ben De Brucker, il appartient à la FMS de nommer clairement ces conséquences et de les porter dans le débat.
Leadership et réseau
À 37 ans, Ben De Brucker appartient à une génération plus jeune, tout en disposant déjà d’une solide expérience organisationnelle. Depuis plusieurs années, il est à la tête de De Medische Wereld, un des plus important congrès médical pour les néérlandophones. Cette fonction lui a apporté une expérience en matière d’organisation et de coordination, mais aussi une visibilité étendue et un réseau large dans le monde médical et au-delà.
Il considère explicitement son âge comme un atout. Il souhaite rapprocher la FMS des jeunes médecins spécialistes et mieux adapter la fédération à leurs modes de travail et de communication, tout en conservant le rôle institutionnel et les responsabilités qui incombent à la FMS.
La fonction de secrétaire général au sein de la FMS est à la fois politique et stratégique. Le secrétaire général siège dans des organes de concertation clés, représente la fédération à l’extérieur et contribue à en définir l’orientation. L’élection du 7 février dépasse dès lors le cadre d’une simple formalité. Elle invite la FMS à s’interroger sur son cap et sur la manière dont elle entend représenter les médecins spécialistes dans les années à venir.
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Derniers commentaires
Jean-luc DEMEERE
07 janvier 2026Cet article devrait prouver que le Dr Ben De Brucker a tous les atouts pour être le nouveau secrétaire général du (GBS) FMS. Et le titre précise que sa candidature « s’inscrit dans un contexte de demande croissante, au sein de la FMS, pour davantage de cohérence, de visibilité et de capacité d’action. ». Son plan de campagne, COHERENCE, VISIBILITE et ACTION.
Le Dr De Brucker est un jeune chirurgien plasticien de 37 ans, chef de service de chirurgie plastique et de reconstruction au CHU Tivoli, consultant à l’UZ Jette, consultant en privé à Meise. Parfait bilingue, il travaille au Nord et au Sud du pays. Il est « Maître de stage du côté wallon », donc au CHU Tivoli, pas à la VUB Jette ni à Meise. Si on consulte la liste des maîtres de stage et des lieux de stage pour la chirurgie plastique et de reconstruction on ne retrouve pas le nom du Dr Ben De Brucker. L’administration du Conseil supérieur des médecins spécialistes et généralistes me confirme que le Dr Ben De Brucker n’est pas maître de stage et que le CHU Tivoli n’est pas un lieu de stage en chirurgie Plastique et de reconstruction. Par contre, depuis 2023, la VUB, Pr. Moustapha Hamdi envoie un assistant pour un stage « spécifique » au CHU Tivoli. Un stage spécifique est un stage « dans le but d’acquérir certaines compétences spécifiques afférentes à un sous-domaine limité de la spécialité » et qui « ne peuvent être acquises dans un service de stage agréé ». (Art 12.§ 1 de l’A.M. du 23 avril 2014) Le maître de stage est le maître de stage coordinateur. (Art 12 §2 1° de l’A.M. du 23 avril 2014). Ce stage n’entre normalement pas dans les stages « classiques » du programme. (cf. avis du CS du 13.12.2018)
Jean-Luc Demeere
Jean-Luc DEMEERE
07 janvier 2026Cet article devrait prouver que le Dr Ben De Brucker a tous les atouts pour être le nouveau secrétaire général du (GBS) FMS. Et le titre précise que sa candidature « s’inscrit dans un contexte de demande croissante, au sein de la FMS, pour davantage de cohérence, de visibilité et de capacité d’action. ». Son plan de campagne, COHERENCE, VISIBILITE et ACTION.
Le Dr De Brucker est un jeune chirurgien plasticien de 37 ans, chef de service de chirurgie plastique et de reconstruction au CHU Tivoli, consultant à l’UZ Jette, consultant en privé à Meise. Parfait bilingue, il travaille au Nord et au Sud du pays. Il est « Maître de stage du côté wallon », donc au CHU Tivoli, pas à la VUB Jette ni à Meise. Si on consulte la liste des maîtres de stage et des lieux de stage pour la chirurgie plastique et de reconstruction on ne retrouve pas le nom du Dr Ben De Brucker. L’administration du Conseil supérieur des médecins spécialistes et généralistes me confirme que le Dr Ben De Brucker n’est pas maître de stage et que le CHU Tivoli n’est pas un lieu de stage en chirurgie Plastique et de reconstruction. Par contre, depuis 2023, la VUB, Pr. Moustapha Hamdi envoie un assistant pour un stage « spécifique » au CHU Tivoli. Un stage spécifique est un stage « dans le but d’acquérir certaines compétences spécifiques afférentes à un sous-domaine limité de la spécialité » et qui « ne peuvent être acquises dans un service de stage agréé ». (Art 12.§ 1 de l’A.M. du 23 avril 2014) Le maître de stage est le maître de stage coordinateur. (Art 12 §2 1° de l’A.M. du 23 avril 2014). Ce stage n’entre normalement pas dans les stages « classiques » du programme. (cf. avis du CS du 13.12.2018)
Jean-Luc Demeere