France : un médecin hospitalier a gagné en moyenne 6 812 euros nets par mois en 2023

Le salaire net moyen versé aux personnels médicaux de la fonction publique hospitalière française s’est établi à 6 812 euros par mois en 2023, selon une étude publiée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé.

Dans l’ensemble de la fonction publique hospitalière (FPH), le salaire net moyen en équivalent temps plein (EQTP) s’est élevé à 2 842 euros. Les fonctionnaires ont perçu en moyenne 2 642 euros, contre 2 132 euros pour les non-fonctionnaires (contractuels, contrats aidés, etc.).En 2023, les personnels médicaux de la fonction publique hospitalière ont perçu en moyenne 6 812 euros nets par mois en équivalent temps plein. Ce niveau de rémunération est resté quasiment stable par rapport à l’année précédente, grâce notamment à une hausse du paiement des heures supplémentaires, après un recul de 1,5 % constaté en 2022.

En euros courants, les rémunérations ont progressé de 3,9 %. Mais, compte tenu d’une inflation encore élevée (+4,9 % en 2023 après +5,2 % en 2022), le salaire net moyen a en réalité reculé de 0,9 % en euros constants. La baisse a été plus marquée pour les fonctionnaires (-1,4 %) que pour les personnels médicaux (-0,1 %), ces derniers ayant bénéficié d’une hausse de la rémunération des heures supplémentaires.

L’étude met également en évidence de fortes disparités entre hommes et femmes. En moyenne, le salaire net en EQTP des femmes de la FPH a atteint 2 704 euros par mois, soit 19,1 % de moins que celui des hommes (3 344 euros). L’écart, supérieur à celui observé dans l’ensemble de la fonction publique (9,9 %), s’explique, selon la Drees, par une sous-représentation des femmes dans les postes les mieux rémunérés.

Chez les personnels médicaux, les écarts demeurent sensibles : les femmes ont perçu en moyenne 14 % de moins que leurs homologues masculins, une différence attribuée notamment à leur plus grande jeunesse dans cette catégorie professionnelle.

Mais comme souvent dans ce type d’étude, les chiffres sont présentés sans préciser le nombre d’heures réellement effectuées, et la méthodologie exacte du calcul n’est pas détaillée, ce qui laisse planer une certaine incertitude sur l’interprétation des résultats.

> Découvrir l'intégralité de l'étude 

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