Incendie à Warquignies: «Avec les réseaux sociaux, c’est toute la com’ qui est chamboulée»

Si les réseaux sociaux ont changé notre vie, ils changent aussi la manière dont doit travailler le service de communication au sein d’un hôpital, et tout particulièrement lorsque celui-ci est touché par une catastrophe comme ce fut le cas au CHR de Mons-Hainaut le 28 septembre.

Jérémie Mathieu, chargé de communication au CHR Mons-Hainaut, revient sur cette gestion de crise: «Tout a vraiment été très vite avec les réseaux sociaux. Dans le quart d’heure qui a suivi le début de l’incendie, les premières photos ont jailli sur Facebook. Il a donc fallu très vite réagir et de sortir un premier communiqué. Pour l’institution, il était vraiment important de commenter ces images.»

Facebook nous avait permis de toucher plus de 30.000 personnes

Ce soir-là, les réseaux sociaux se sont révélés un outil extrêmement efficace. «Nous avons diffusé notre premier communiqué via les canaux classiques (mail, site internet), mais aussi via la page Facebook du CHR. En fin de soirée, lorsque nous avons fait le bilan, Facebook nous avait permis de toucher plus de 30.000 personnes, et ce grâce aux personnes qui ont adhéré à la page Facebook du CHR mais aussi grâce aux partages», rapporte Jérémie Mathieu.

Tout au long de la soirée et les jours qui ont suivi le sinistre, le service de communication du CHR a réalisé un travail remarquable, en établissant régulièrement des bilans de la situation. «Des éléments qui nous ont aidé à travailler efficacement ont été d’une part, d’être au sein de la cellule de crise à l’écart de la catastrophe, en dehors de l’adrénaline de l’événement et d’autre part, de travailler en direct avec le directeur général et le directeur médical au sein de cette cellule

«Enfin, la transparence est une valeur qui nous tient beaucoup à cœur au CHR. Nous avons donc directement communiqué la réalité telle qu’elle était. Nous avons immédiatement affirmé que nous avions trois unités touchées, un bloc opératoire, des urgences et des soins intensifs hors d’usage. Et si nous avions eu des victimes, nous l’aurions également annoncé», conclut le chargé de communication du CHR.

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