La province de Luxembourg reste la seule du pays à ne pas disposer de PET-scan. La députée fédérale Carmen Ramlot (Les Engagés) dénonce un blocage politique persistant, malgré un accord de principe conclu en 2016 avec Maggie De Block. Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke refuse toute nouvelle exception au modèle bruxellois.
« Le ministre Vandenbroucke renvoie la province du Luxembourg dans le Moyen Âge médical, en raison de normes taillées sur mesure pour d’autres et d’excès commis par d’autres. Tout nouvel équipement doit donc, en ce sens, faire l'objet d'une demande d'agrément auprès du fédéral. Maxime Prévot a négocié, de la mi- à la fin 2016, une solution praticable avec la ministre Maggie De Block, et a alors obtenu son accord formel à propos de cette solution. » dénonce la députée fédérale Carmen Ramlot.
Selon elle, la formule est simple : étendre à la Wallonie une formule déjà pratiquée à Bruxelles, à savoir la délivrance d'un seul agrément fédéral commun pour l'exploitation de deux appareils sur deux sites différents — l'un situé au Luxembourg, l'autre non — chacun disposant d'une part de volume autorisé de prestations. « Selon mes informations, Mme De Block a confirmé son accord en décembre 2016. »
Il y avait toutefois une condition préalable : pour que cette solution soit applicable, il fallait modifier la loi coordonnée du 10 juillet 2008 sur les hôpitaux et autres établissements de soins de santé.
Déjà une exception à Bruxelles
À la Chambre, Frank Vandenbroucke, ministre fédéral de la Santé, a rappelé qu’« en concertation avec les entités fédérées, il a été convenu de prévoir une exception unique pour une situation spécifique dans la Région de Bruxelles-Capitale, où trois hôpitaux ont été autorisés à former un centre d'association pour les PET, et les trois appareils PET dans ces hôpitaux ont été comptabilisés pour un seul centre sur le plan de la programmation. Ainsi, ces trois appareils sont financés comme s'il s'agissait d'un seul appareil. Cela signifie que, pour le nombre d'examens entièrement financés, ils ont un plafond ou un quota annuel qui représente un tiers de celui des autres appareils PET cliniques. Ce mode de fonctionnement était un compromis pragmatique. Il n'est pas souhaitable pour les futures extensions de capacité PET dans notre pays. »
Le Conseil fédéral des établissements hospitaliers préconise principalement une approche globale du dossier « imagerie médicale », et de ne pas créer de nouvelles exceptions. « Je ne peux que constater que le dossier n'a pas été approuvé par la suite au sein du gouvernement de l'époque. L'extension la plus rentable et la plus rapide de la capacité PET consiste à augmenter le quota annuel d'examens dans les centres PET existants. L'analyse des données et l'avis des experts nous indiquent qu'une augmentation du quota d'examens est réalisable pour les centres PET existants », ajoute le ministre.
Le futur CHR de Houdemont ne sera donc pas équipé, pour l’instant, d’un PET-scan…







