Quotas Inami: un front commun appelle à dépasser les considérations communautaires

Suite à l’avant-projet de loi proposé par la ministre De Block visant à réformer l’attribution des quotas Inami entre les Communautés flamande et française, la Fédération des Etudiants Francophones, Santhea, Solidaris, la Fédération des maisons médicales, Médecins du Monde, ainsi que la FGTB et la CNE appellent à nouveau, ensemble, à reconsidérer la politique de l’offre médicale à la lumière des enjeux de santé publique.

Après leur Position Paper publié en mars où ils appelaient déjà à une autre politique en matière de planification de l’offre médicale, qui soit en phase avec les objectifs de santé publique, ils remontent au front, tous ensemble.

Pour rappel, à l’époque, cet appel s’appuyait sur le constat que, dans ce domaine essentiel, l’Etat a jusqu’ici totalement failli à ses responsabilités qui sont d’assurer à chaque citoyen l’accessibilité à des soins de qualité. Aujourd’hui, ce constat est confirmé par l’avis récent du Conseil d’Etat sur l’avant-projet de loi de Maggie De Block réformant l’attribution des quotas Inami entre les Communautés, qui vient déjà de faire couler pas mal d’encre ces derniers jours.

Plusieurs droits bafouillés

Dans son avis, le Conseil d’Etat juge que ce système «peut aboutir à un recul de l'offre médicale dans telle ou telle communauté par rapport aux besoins de ses habitants» et par conséquent qu’il «porte atteinte au principe de proportionnalité qui doit encadrer toute restriction à un droit fondamental, à savoir en l’espèce, s’agissant de la population, le droit à la protection de la santé, et, s’agissant des candidats médecins spécialistes, le droit à l’exercice de leur profession

En front commun, ils appellent donc à sortir d’une politique de planification de l’offre médicale basée sur des dogmes et dictée par des considérations corporatistes et communautaires. Il s’agit là d’un enjeu de santé publique essentiel!

«Et parce qu’aujourd’hui, la problématique des soins de santé de demain est loin d’être de l’ordre du communautaire mais est effectivement liée à une question de choix, nous réitérons, ensemble, les revendications déjà formulées en mars 2017 et demandons, d’urgence, à nos dirigeants de s’orienter vers une tout autre politique de soins de santé», conclut leur communiqué.

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