Auditions au Parlement sur le réseautage clinique : un timing inapproprié

Alors que la 4e Conférence Interministérielle «Santé publique» dévoile son accord à propos de la répartition des 25 futurs réseaux hospitaliers, le Parlement examine seulement le Projet de loi modifiant la loi sur le réseautage clinique entre hôpitaux... Cherchez l'erreur.

Le respect et l'utilité du travail parlementaire peuvent clairement être remis en question ce mardi. Alors que la Chambre procède à des auditions sur le réseautage clinique entre hôpitaux, la Conférence Interministérielle «Santé publique» détaille son accord à propos de la répartition des 25 futurs réseaux hospitaliers.

Plusieurs députés de l'opposition et aussi de la majorité n'ont pas caché leur étonnement pour ce timing pour le moins inaproprié. Ils ont écouté notamment les auditions de Yves Smeets de Santhea, de Stephan Mercier de l' UNESSA, de Margot Cloet de "Zorgnet-Icuro", des syndicats médicaux comme l'ABSyM et le Kartel... Nous y reviendrons.

Du côté de l'ABSyM, le Vice-Président Jacques de Toeuf, a rappelé que «la configuration en réseau va permettre de sortir de l’habituelle politique de l’offre, en incluant dans la stratégie hospitalière des paramètres de demande de soins.»

Pour lui, «le réseau se concentrera sur la stratégie d’organisation des soins». Il trouve important que tout cela s'inscrive «dans un modèle de co-construction du réseau avec les gestionnaires. Un médecin chef de réseau et un Conseil médical de réseau sont indispensables.»

Il est essentiel, selon lui, que «le Conseil médical reste l’organe privilégié par la Loi inchangée pour organiser la collaboration avec la 1ère ligne et les médecins traitants. Le conseil médical doit se tourner vers les médecins généralistes (sans oublier les médecins spécialistes non hospitaliers) pour concrétiser à court terme la politique d’adressage hors murs: besoins des patients, continuité des soins...» Jacques de Toeuf rappelle qu'il est temps de passer «d’un modèle normé économique à un modèle médicalisé qui prenne en compte les attentes sociétales.Il est urgent de voir l’hôpital comme un lieu où s’arrêtent ponctuellement les patients, dans un lit ou non, dans un continuum de soins, en amont et en aval.»

Il ne câche pas son amertume à propos «des clivages idéologiques et de la volonté de certains gestionnaires de maintenir le Conseil médical à l’écart des lieux de décision».

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