Soutien massif du monde hospitalier hainuyer pour le Master en médecine UMONS-ULB

De Tournai à Charleroi, en passant par Mons-Borinage, les grands centres hospitaliers du Hainaut ont affiché une solidarité sans faille en vue de l’obtention du Master en médecine UMONS-ULB, peut-on lire jeudi sur le site de l'Université.Ces marques de soutien se sont même multipliées dès que la ministre de l’Enseignement supérieur a  fait part de son intention de refuser l’octroi de ce Master.

Ainsi, pour le CHU Ambroise Paré – CHP Chêne aux Haies – HELORA, qui s’est publiquement exprimé: « il est primordial de proposer un cursus complet dans la région, que ce soit pour la survie des soins de santé dans la région que dans l’attractivité de cette discipline pour les futures générations ».

Idem en Wallonie Picarde, pour le Chwapi qui s’est fendu d’une motion de soutien à l’UMONS et l’ULB demandant tout simplement à la ministre de revoir sa position étant donné l’impact négatif de son refus, « à moyen et long termes, sur la santé des habitants du Hainaut et de la Wallonie picarde ».

Pour le Chwapi, la perspective de disposer du Master en Hainaut est « non seulement une façon de remédier à la pénurie constatée sur le terrain mais aussi, en augmenter la probabilité, pour qu’une fois diplômés, ces jeunes exercent leur pratique dans la province qui les a formés ». C’est aussi « une question d’inclusion sociale et sociétale, d’accession équitable à un cursus – très long – pour les Hainuyers et singulièrement pour celles et ceux qui ne peuvent s’offrir le luxe de se former à Bruxelles ou à Louvain ».

Chez EpiCURA, qui dispose de lits universitaires de l’ULB au même titre que d’autres hôpitaux hainuyers, on suit également ce dossier avec la plus grande attention.

« Depuis de nombreuses années, ont ainsi rappelé ses responsables, nous partageons la vision que le comité stratégique de l’UMONS a construit avec les parties prenantes de la Région et qui a abouti, après de patients et longs efforts, à déposer auprès du Gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles la demande d’habilitation du Master ».

Le centre hospitalier, présent tant à Mons-Borinage qu’en Wallonie Picarde, constate lui aussi au quotidien la pénurie structurelle de médecins généralistes.

Et cette pénurie a des effets doublement négatifs : « elle conduit d’une part à une prise en charge moins précoce et qualitativement moins optimale des pathologies et d’autre part, au détournement du rôle de l’hôpital amené à intervenir alors que ce n’est pas nécessaire ou trop tardif notamment au niveau des urgences qui sont déjà saturées ».

Et de conclure : « Notre bassin de soins est aussi moins favorisé au plan de la santé publique, les principaux déterminants de la santé y étant plus défavorables. Les besoins y sont donc plus importants et plus criants ».

Du côté de Charleroi, c’est le Comité de direction de l’ISPPC CHU de Charleroi qui affiche son soutien sans réserve, estimant que la demande de Master conjointe UMONS-ULB « permettra une meilleure répartition géographique des étudiants en médecine et des futurs médecins à l’ouest de la Région wallonne et en Province du Hainaut. Il s’agit d’améliorer l’accessibilité aux soins médicaux qui est un déterminant de Santé pour la population et donc une priorité de Santé publique ».

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Derniers commentaires

  • Julien Franchin

    06 mars 2023

    Je n'étais pas au courant que 100% des vétérinaires formés en Belgique francophone vivaient à Liège puisque c'est la seule faculté qui existe.
    Qui va payer pour ce master dont le seul enjeu semble être le prestige de l'UMONS ?